Exposition « Corps, Mouvements », au Château de Bazens

Une exposition des travaux de l’atelier, et d’artistes invités dont l’oeuvre a été source d’inspiration pour nos membres, se tiendra à partir du 25 juin au Château de Bazens.

Les membres de l’atelier vous accueilleront les jeudis, vendredis, samedis et dimanches après-midi jusqu’au 23 juillet, de 14h00 à 18h00. L’entrée est gratuite et pour tout public.

Le corps, proportions générales et détails

Notre ambition cette année étant de clore notre parcours par une première approche du « Corps en mouvement », il nous est paru opportun de commencer nos ateliers par la découverte des méthodes de « dessin académique ».  Des séances pour apprendre les proportions du corps, sur papier Ingres, en utilisant des techniques sèches de type fusains, pierre noire, blanche, sanguine ou sepia, ont été organisées. L’animatrice et les stagiaires ont été mis à contribution pour poser à tour de rôle, afin de proposer des morphologies, des positions, des tenues vestimentaires variés.

C’est un travail contraignant, mais très complet: analyse anatomique, articulation des volumes, accroche des lumières, justesse des proportions notamment dans les raccourcis, variété du trait… Ces croquis nous ont permis ensuite de réaliser des travaux « à la manière de », d’après photo, en explorant d’autres techniques pour intégrer nos personnages dans un environnement. A cette occasion, nous avons confronté les œuvres de Degas et de Toulouse-Lautrec, à la lumière de leurs biographies respectives.
Cette session a été close par une approche du dessin des pieds et des mains.

Il s’agissait ici de poser des fondations techniques pour aborder ensuite des thèmes plus sensibles, et revenir sur nos apprentissages de l’an passé avec de nouvelles perspectives:

  • inclure des personnages dans les paysages (sujet du paysage abordé en fin d’année dernière)
  • par extension, inclure des personnages dans des scènes d’intérieurs et travail de mises en abyme
  • améliorer nos portraits en perspective, de trois quarts, en articulant avec justesse le haut du corps
  • aborder les compositions complexes de groupes de personnages mis en scène (ceci nous permettra d’aborder la peinture historique et la peinture de genre)

Le travail du mouvement sera inclus en filigrane dans chacune de nos approches, un accent sera mis sur la qualité du trait, et donc de la gestuelle mise en oeuvre par les stagiaires.

 

Rentrée 2016 – développer sa créativité…

Nouveauté de l’année scolaire 2016/2017: l’atelier ados-adultes s’allonge. Vous pouvez venir chaque lundi du calendrier scolaire dès 17h00, dans la salle du haut de la Mairie de Bazens, pour prendre le temps de vous installer, terminer vos travaux précédents, et travailler de façon plus personnalisée sur vos propres sujets. Le « cours » à proprement parler commence toujours à 18h00, avec un accent particulier cette année sur la thématique du corps en mouvement, déclinée sous de nombreux angles.

L’objectif de l’Atelier reste le même: d’une part aider les participants à développer des outils d’expression graphique et plastique, et d’autre part, ancrer des méthodes d’exploration créative. C’est pourquoi les cours mêlent intimement des exercices de croquis, de proportions, et de techniques, à des sujets contraints prétextes à une recherche graphique et émotionnelle.

Retour sur… Une année d’évolutions

La fin de l’année scolaire est propice à une rétrospective. Un retour vers les travaux réalisés tout au long de l’année permet de prendre conscience des trajectoires, de faire le point sur les acquis.
Voici une sélection de sujets.

Paysages horizons et détails
Travail technique libre couleur – d’après photo imposée

Paysages horizons et détails
Travail technique libre couleur – d’après photos libres

Paysages horizons et détails
Technique libre noir & blanc – d’après photo libre

Portraits de face
Technique imposée sèche puis humide noir & blanc – d’après photo

Portraits en détail
Travail technique libre – d’après photos

Retour sur… L’Atelier T.A.P. « auto-portraits de peintres »

Le dernier trimestre de l’année scolaire 2015/2016 a été consacrée à la découverte de l’histoire des portraits à travers la présentation d’auto-portraits d’artistes de la Renaissance Italienne à nos jours, avec les Cycles 3.

Les enfants ont ensuite choisi de réaliser sur format raisin (50 cm x 65 cm) une « copie » de l’auto-portrait de leur choix, en binôme. Au hasard des recherches, certains ce sont portés sur la célèbre Joconde… « Mais? Ce n’est pas un auto-portrait! » Ce tableau fascinant mes petits étudiants, j’ai gardé ce choix comme prétexte pour aborder toute la complexité de l’oeuvre: qui était Mona Lisa, qui a peint ce tableau, comment il est construit (choix de composition et techniques de réalisation), comment les ateliers fonctionnent à la Renaissance… mais aussi son histoire plus contemporaine: le vol du tableau au Louvre au début du XXe siècle, le procès de Picasso et Apollinaire, et une question d’historien d’aujourd’hui « la Joconde est-elle le portrait de Léonard lui-même »? De quoi éveiller intérêt et curiosité!

T.A.P. : jeux, jouets et marionnettes

Tout ce premier trimestre, les jeux, jouets et marionnettes ont été le fil conducteur et prétextes à des propositions pédagogiques.

Un premier triptyque a été réalisé, abordant la question de l’échelle et du cadre (lire article « Mais où est donc Barnabé? »). Puis, les enfants ont découvert l’oeuvre de quelques artistes ayant travaillé sur le thème des marionnettes et masques. Halloween a été l’occasion d’un petit tour d’horizon pour découvrir quelques oeuvres « inquiétantes » de James Ensor (ici, Les masques singuliers, 1892):

marionnettes-03

Enfin, l’approche de Noël a ensuite été l’occasion d’aborder les traditions populaires d’Europe, du Père Noël à Saint-Nicolas, en passant par les Rois Mages (distribuant les cadeaux chez nos voisins hispaniques) et la moins connue Befana, petite sorcière qui apporte bonbons et jeux aux enfants sages du nord de l’Italie, à la veille de l’Epiphanie.

La seconde réalisation des enfants a été la confection d’une petite marionnette, une jolie sorcière colorée au visage bienveillant, à partir de papier mâché et de papiers de soie:

marionnettes-01 marionnettes-02

Un travail minutieux qui a mis la patience de certains petits artistes à rude épreuve !

Retour sur… la séance de croquis et couleurs, « le pain »

Après plusieurs ateliers d’interprétations libres autour du thème du « petit déjeuner », et aux vues des propositions des stagiaires, j’ai souhaité introduire une séance de croquis imposés, décomposée en 3 exercices :

  • première session de 15mn : croquis au fusain,
  • seconde session de 15mn : croquis à l’encre,
  • troisième session de 60mn : croquis à la gouache, en couleurs, à partir des couleurs primaires uniquement.

pains-nature-morte-2

pains-nature-morte

Le but des deux premiers exercices est de préparer le croquis en couleurs. Il n’y a pas de placement préalable au crayon, le croquis doit se faire directement dans la technique imposée, sans préparation.

L’attention doit être portée sur l’absence de contour dans les deux travaux en noir et blanc. Le choix des techniques n’est pas anodin… Les stagiaires doivent ici se concentrer sur les volumes et lumières.

pains-croquis

Il est vrai que la présence de néon dans la salle de cours présente un handicap pour l’appréciation des ombres portées, mais il est indispensable que chacun puisse exercer ses talents dans des conditions parfois difficiles. Le croquis sur le vif impose des contraintes d’environnement avec lesquelles il faut savoir jouer, on n’est pas toujours dans le confort de l’atelier!

pains-croquis-fusain

pains-croquis-lavis

pains-croquis-gouache

Il sera nécessaire de revenir sur le croquis couleur à la prochaine séance pour fixer les théories apprises et améliorer la compréhension des mélanges de couleurs. La réalisation d’une gamme est indispensable avant de « se lancer », et cette étape n’a pas été systématique. Cela conduit inévitablement à une pauvreté des teintes.

Retour sur… les couleurs

Il est bien évident qu’il s’agit là d’un exercice, et que dans notre réalité quotidienne, nous travaillons avec d’autres tubes que les couleurs primaires seules. Mais il est indispensable de maitriser les mélanges pour une bonne compréhension des interactions pigmentaires. C’est ce qui nous permettra par la suite de travailler avec d’autres pigments, tout en enrichissant notre palette grâce à l’addition de couleurs primaires… Et accessoirement, il est plus économe d’investir dans un seul tube de « terre de sienne » de qualité, en sachant y ajouter une pointe de bleu pour le foncer, ou une pointe de rouge pour le réchauffer, plutôt que de multiplier les achats !

Rappelons-nous la roue chromatique… Couleurs primaires, secondaires et complémentaires:

roue-chromatique

Les marrons sont obtenus par le mélange des couleurs complémentaires entre elles, dans des proportions différentes en fonction de la gamme souhaitée. La nature morte a mis en oeuvre trois pains:

  • une baguette, pain blanc, gamme de marron beige / marron rosé
  • un pain au maïs, gamme de marron jaune / marron orangé,
  • un pain complet aux céréales, gamme de brun grisé

Il est très important, dans la gamme retenue, qu’il n’y ait pas de teinte de vert qui transparaisse dans la couleur, car il donnerait un aspect vieilli et mal conservé aux pains.

Le travail préalable à l’encre doit permettre d’analyser les volumes et de repérer les taches et surfaces de formes pleines. Il est nécessaire de se servir de cette analyse pour engager son travail en couleurs. Mais avant de se lancer, il est nécessaire de faire des essaies de mélanges, et de chercher les teintes appropriées à chaque pain. On commencera par un lavis léger général pour poser les couleurs attendues, puis on viendra travailler par couches successives. Cela suppose une certaine maitrise des mélanges obtenus, car il faut être capable de « refaire » la couleur puis de la foncer ou de l’éclaircir pour rendre les lumières des volumes.

Un apport de couleurs supplémentaires (non mimétiques) viendra rehausser les contrastes. L’usage de bleus, jaunes pâles, roses pâles peuvent venir en surimpression apporter un rehauts de lumière.

Importance de la relation « fond-forme »

S’il est vrai que notre nature morte repose sur une table de la salle de cours qui ne présente que peu d’intérêt, il est pourtant inenvisageable que notre sujet « flotte » dans l’espace de la page. Un traitement du fond est indispensable pour détacher et mettre en relief notre nature morte.

Nous aurons l’occasion d’y revenir tout au long de l’année.

Premier thème:
« Autour du petit déjeuner »,
ou le passage du rêve à l’éveil

Le sujet a été livré tout cru aux participants de l’Atelier lundi dernier… « Le petit déjeuner », ou plus largement, tout ce qui se passe le matin, entre le moment où l’on se lève, et celui où l’on rentre dans le réel. Il est demandé de produire, aux termes d’une recherche, deux travaux, l’un en noir et blanc, l’autre en couleur, illustrant ce passage entre le monde du rêve et celui du vivant, de décrire en formes, lumières et teintes les sensations du matin.

Ce thème puise largement dans l’imaginaire des stagiaires, et ne se livre pas au premier abord. Des images viennent rapidement:
la fenêtre que l’on ouvre, une mise en abîme,
ou bien la table que l’on met, une nature morte « des cinq sens »,
ou encore le moment d’intimité où l’on prend soin de soi, un nu esquissé…

D’autres avant nous ont traité ces moments, à leur manière. Peut-être pouvons-nous jeter un regard sur l’univers de Degas, et en extraire quelques croquis et pastels qu’il réalise de femmes faisant leur toilette:

degas-toilette-01

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Toulouse Lautrec a également traité ce sujet dont voici deux études:

toulouse-lautrec-toilette

toulouse-lautrec-toilette-02

Le nu peut être abordé avec pudeur et porter un regard discret sur l’intime. Car aller de l’onirique au réel nécessite un temps de préparation, qui peut être symboliser pour la toilette. Moment de solitude où l’on s’apprête (au sens propre) pour aller à la rencontre d’autrui.

Il peut être également intéressant d’utiliser la contrainte de produire une illustration en noir et blanc et une en couleur pour concrétiser ce passage entre la nuit et le jour, entre le moment sombre du lever, et le moment où les yeux se sont habitués à la lumière. Ce peut être représenté par un intérieur dont la vue change de minutes en minutes, un polyptique presque comme une bande dessinée.

Bref… il y a une multitude de manière de représenter les instants du matin, « autour du petit déjeuner ». Quelle sera la vôtre?

Ouverture de l’Atelier pour les ados et adultes

Voici deux lundis que l’Atelier a ouvert ses portes. Les premières séances sont consacrées à la découverte de l’univers de chacun. Des croquis autour de natures mortes automnales permettent de comprendre les sensibilités des participants et de mettre en évidence les éléments sur lesquels porter son attention pour progresser.

Voici le programme proposé cette année:

  • En novembre et décembre, séances autour du thème du « petit déjeuner« , découpées en deux séquences. La première sera consacrée à la réalisation de deux travaux d’illustration, l’un en noir et blanc, l’autre en couleur, pouvant être accompagnés de textes, notes, photos, croquis et éléments de recherche. La seconde sera plus technique: il s’agira de réaliser une nature morte « des cinq sens », avec des pains et viennoiseries, et nous donnera l’occasion de réaliser des gammes colorées.
  • En janvier et février, séances autour de l’écriture, de la calligraphie et de la trace. Nous prendrons notre inspiration dans un tour du monde des écritures, alphabets et calligraphies, et réaliserons une recherche autour de la gestuelle.
  • En mars et avril, nous aborderons le visage et le corps, le portrait et l’autoportrait, d’un point de vue technique et sensible. Un autoportrait sera réalisé en puisant dans les connaissances acquises lors des séances précédentes (gammes colorées, apports d’éléments extérieurs tels que textes, notes, photos et croquis, travail sur les gestes et traces).
  • Enfin, entre mai et juin, le paysage sera notre centre d’intérêt, avec des séances « sur le motif » proposées en fonction de la météo. Nos promenades nous aiderons à trouver des sujets d’exercice et de travail pour continuer d’améliorer son trait et d’aiguiser son regard durant les vacances d’été, et à constituer des carnets de recherche.

Au fil de l’année, vos productions s’accumulant, nous apprendrons à trier notre travail et à le présenter, pour que chaque sujet puisse être mis en valeur.

Alors…. à vos crayons!

Mais où est-donc Barnabé?

L’ours Barnabé nous accompagne en ce moment, dans l’univers des jouets. Aujourd’hui, nous avons abordé le thème de « la multitude ». Il s’agissait de travailler sur une feuille A3 pour décliner tout un ensemble de petits jouets, tous distincts. L’imagination des enfants a été amplement sollicitée, car nous n’avions pas ces jouets sous les yeux. Il a fallu inventer.

Et au milieu de cette multitude, caché dans un recoin de la feuille, l’ours Barnabé devait être figuré, avec un traitement tout particulier. L’objet était de « le mettre en lumière au milieu de la multitude ». Un peu comme dans un « Où est Charlie? », on cherche dans chaque dessin où est Barnabé.

Par cette approche, on découvre la notion de « taille » au sein du « cadre ». Cela nous amènera dans les prochains cours à zoomer au sein de cette multitude pour ne retenir qu’un détail de Barnabé dans une échelle démesurée. Les dessins ainsi constitués sont comme un polyptique, jouant sur le cadre et l’échelle tout à la fois. Le sujet étant très graphique, les techniques proposées au choix sont crayons, crayons de couleurs, stylos et feutres. La peinture n’est en effet pas appropriée aux petits détails dessinés par nos petits créateurs…